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Décembre 2015 : Annus horribilis

« On commence par céder sur les mots et on finit par céder sur les choses »
Sigmund Freud, 1921, Psychologie collective et analyse du Moi.

Annus horribilis

Plus jamais on ne pourra parler d’amalgame ou de stigmatisation sans risquer d’être dans la dissimulation ou l’hypocrisie, car les liens sont patents. Malgré ce que disent beaucoup de journalistes officiels et certains politiciens, le silence du monde ne peut plus taire pour les témoins que nous sommes les relations que les événements éclairent entre immigration non régulée et délinquance, délinquance tolérée et criminalité, criminalité insuffisamment punie et angoisse des personnes.
A vivre sans frontière, sans limite, sans loi symbolique, dans un laxisme dogmatique et peut-être trop humain, le pire du mal reprend son écheveau national-socialiste, fasciste, communiste, islamiste, et en tricote à nouveau les mailles du malheur.
Le temps est à la haine, cette haine, indissociable de l’amour, qui évite de tomber dans la régression masochiste, et sans laquelle aucun deuil n’est possible.
Le temps aussi est à la peine, au renoncement, au deuil complet, qui pourra restaurer un narcissisme blessé, pour ceux qui ont perdu un morceau de leur vie.
Pour les enfants qui découvrent le voile du mal et de la discrimination, les jeunes gens qui apprennent leurs différences et leur relégation, les adultes qui, écrasés par l’enrichissement des politiques privilégiés, des artistes d’état et des journalistes officiels, voient leurs étudiants trahis et laissés dans la précarité, les vieilles personnes qui précipitent leur oubli dans le mal retrouvé.
Je souhaite aux mots de pouvoir se dire, aux images de pouvoir pleurer, aux musiques de pouvoir sonner.

Alexandre Santeuil. Décembre 2015